La gestion du bocage

Les parcelles de bocage du littoral de la Manche peuvent se diviser en deux grandes catégories : les parcelles actuellement exploitées en prairie ou en culture, et les parcelles anciennement exploitées et aujourd’hui en friche (Fougère aigle, fruticées, fourrés…). La première catégorie de terrains, entretenus en prairies et en cultures, sont loués à des exploitants agricoles locaux et à des particuliers afin d’y maintenir une activité contribuant à la préservation paysagère de ces secteurs (entretien des prairies et des haies, remontage des murets, pose de barrières en bois,…). Un suivi régulier des parcelles par les gardes permet de s’assurer du respect de la convention de gestion agricole liant le locataire et le SyMEL. 

 Cette convention fixe les règles et les conditions de location des parcelles.Des clauses relatives à des intérêts biologiques spécifiques peuvent y être mentionnées, comme par exemple la présence d’une mare favorable à la reproduction de batraciens ou d’une station de plantes protégées. Actuellement, le SyMEL tend à favoriser une extensification des pratiques agricoles sur les terrains bocagers, et principalement sur les plus sensibles comme ceux des dunes, afin d’éviter les fortes concentrations d’animaux entrainant une dégradation importante du terrain (hivernage avec apport de nourriture).De cette façon, lorsque c’est possible, des lots de parcelles de plusieurs hectares sont aménagés (clôture, barrière…) et loués pour la mise en pâture d’un nombre raisonnable d’animaux. Pour la deuxième catégorie de terrains, ceux anciennement exploités mais aujourd’hui abandonnés, deux voies sont possibles. Soit, pour des intérêts paysagers, la parcelle est restaurée en prairie et louée (cas des parcelles du site de Goury dans la Hague), soit, dans le cas d’une parcelle bordant un ensemble naturel remarquable (lande, dune,…), des travaux peuvent permettre de rendre à la parcelle sa végétation originelle.